Pourquoi cloner plutôt que réinstaller Windows ?

Réinstaller Windows from scratch, ça paraît propre en théorie. En pratique, ça veut dire :

  • 3 à 5 heures minimum pour tout remettre en place
  • Retrouver et réinstaller chaque logiciel un par un
  • Reconfigurer ton imprimante, ton compte mail, tes favoris…
  • Risquer d'oublier une licence ou un mot de passe stocké localement

Le clonage, c'est l'opposé. Tu crées une copie exacte de ton système actuel sur le nouveau SSD. Windows, tous tes logiciels, tes paramètres, tes fichiers — tout est là, comme si tu n'avais rien touché. La seule différence : ton PC démarre en 15 secondes au lieu de 3 minutes, et tout s'ouvre instantanément.

On explique en détail pourquoi le SSD fait une telle différence dans notre article SSD vs HDD : 5 raisons de passer au SSD sur ton PC à Digne. Mais pour faire court : un SSD est 5 à 10 fois plus rapide qu'un disque dur mécanique pour les opérations courantes.

Ce qu'il te faut avant de commencer

Le matériel nécessaire

  • Un nouveau SSD compatible avec ton PC — SATA 2,5" pour la plupart des portables et anciens fixes, M.2 NVMe pour les machines plus récentes. Si tu ne sais pas lequel acheter, la fiche technique de ton modèle le précise, ou on peut te le dire en quelques secondes à l'atelier.
  • Un boîtier USB ou un adaptateur pour connecter le SSD pendant le clonage, sans démonter quoi que ce soit tout de suite. Compte 10 à 25 € en ligne selon le format.
  • Une prise secteur pour ton portable — une coupure en plein clonage peut corrompre les données.

Le logiciel de clonage (gratuit)

Deux options fiables et gratuites :

  • Macrium Reflect Free — le plus recommandé. Interface claire, clonage en quelques clics, compatible Windows 10 et 11. C'est celui qu'on utilise comme référence dans ce guide.
  • EaseUS Todo Backup Free — un peu plus accessible pour les débutants, quelques limitations en version gratuite mais efficace pour un clonage basique.

Vérifier la compatibilité avant d'acheter le SSD

Deux points à vérifier absolument :

  • L'interface : SATA (connecteur en L, plastique, sur la majorité des portables et PC d'avant 2018) ou M.2 NVMe (format "carte de crédit fine", sur les PC récents). Les deux ne sont pas interchangeables — un SSD M.2 n'ira pas dans un slot SATA.
  • La capacité : le nouveau SSD doit être au moins aussi grand que l'espace réellement utilisé sur ton disque actuel. Si ton HDD fait 1 To mais que tu n'utilises que 180 Go, un SSD de 250 Go suffit largement.

Pour voir l'espace utilisé : Explorateur de fichiers → clic droit sur C: → Propriétés → tu vois "Espace utilisé" et "Espace libre".

Étape 1 : Sauvegarder tes données avant tout

Le clonage ne touche pas à l'ancien disque. En théorie, rien ne peut mal tourner côté données. Mais dans la pratique, on a vu des coupures de courant imprévues, des câbles qui se débranchent, des PC qui plantent au pire moment.

Avant de lancer quoi que ce soit : copie tes fichiers importants sur un disque externe ou dans le cloud. Photos, documents, mots de passe, projets en cours — tout ce que tu ne pourrais pas récupérer facilement.

Et si ton disque actuel fait des bruits bizarres ou si tu as des erreurs au démarrage depuis quelque temps, lis d'abord notre article sur les 9 signes qui annoncent qu'un disque dur va lâcher. Un disque en fin de vie peut accélérer sa panne pendant un clonage — mieux vaut le savoir.

Étape 2 : Connecter le nouveau SSD et le préparer

Branche ton nouveau SSD via le boîtier USB ou l'adaptateur M.2. Windows le détecte comme un nouveau disque.

Vérifie qu'il apparaît bien : clic droit sur le menu Démarrer → Gestion des disques. Tu dois voir ton disque actuel (Disque 0) ET le nouveau SSD. Si Windows te demande de l'initialiser, choisis le même format que ton disque source (MBR ou GPT — on y revient à l'étape 3). Macrium Reflect peut aussi gérer ça automatiquement.

Important : ne formate pas manuellement le nouveau SSD. Laisse le logiciel s'en charger.

Étape 3 : Vérifier le format de partition (MBR ou GPT)

C'est le point technique que la plupart des guides oublient — et c'est souvent là que ça coince.

Ton disque actuel utilise soit le format MBR (ancienne norme), soit GPT (standard moderne). Le nouveau SSD doit utiliser le même, sinon Windows ne démarrera pas dessus après le clonage.

Pour vérifier : Gestion des disques → clic droit sur ton disque actuel (Disque 0) → Propriétés → onglet "Volumes" → ligne "Style de partition". Si tu vois GPT, ton PC est en mode UEFI. Si tu vois MBR, c'est du BIOS legacy.

Macrium Reflect copie automatiquement le bon format — tu n'as rien à faire de spécial. Mais si tu veux comprendre ce que c'est vraiment, on a un article complet sur MBR, GPT, partitions EFI et espace non alloué.

Étape 4 : Lancer le clonage avec Macrium Reflect

Une fois Macrium Reflect installé et ouvert :

  1. Dans l'onglet principal, repère ton disque source — c'est le disque qui contient Windows, avec les partitions listées dessous.
  2. Clique sur "Clone this disk".
  3. En bas, clique sur "Select a disk to clone to" et sélectionne ton nouveau SSD.
  4. Macrium propose de copier les partitions. Vérifie que toutes sont bien sélectionnées — notamment la petite partition EFI (100 à 500 Mo) si tu es en UEFI. Ne laisse rien de côté.
  5. Si le SSD destination est plus grand que l'ancien disque, tu peux agrandir la partition principale : clique sur la partition C: → "Cloned partition properties" → fais glisser pour utiliser tout l'espace disponible.
  6. Clique sur Finish, confirme, et laisse le clonage se dérouler.

Durée estimée selon le volume de données :

  • Moins de 60 Go : environ 20 à 30 minutes
  • 100 à 150 Go : 45 minutes à 1 heure
  • Plus de 300 Go : 1h30 à 2h30

Pendant ce temps : n'utilise pas le PC. Ne le mets pas en veille. Garde-le branché si c'est un portable.

Étape 5 : Tester le nouveau SSD avant de démonter l'ancien

C'est l'étape que presque tout le monde zappe — et c'est pourtant la plus importante.

Avant d'ouvrir le PC et de retirer l'ancien disque :

  1. Redémarre le PC et entre dans le BIOS (F2, F12, DEL ou Échap selon la marque — généralement affiché à l'écran pendant 2 secondes au démarrage).
  2. Dans les options Boot, place le nouveau SSD en premier dans l'ordre de démarrage.
  3. Sauvegarde et redémarre.
  4. Windows démarre depuis le nouveau SSD : ouvre quelques logiciels, vérifie tes fichiers, navigue un peu.

Si tout fonctionne normalement, tu as réussi. Si Windows ne démarre pas, ne panique pas : l'ancien disque est toujours là, intact. Remets-le en priorité dans le BIOS et reprends depuis l'étape 3 pour identifier ce qui cloche.

Étape 6 : Remplacer physiquement l'ancien disque

Une fois confirmé que le nouveau SSD tourne bien :

  • PC fixe : éteins le PC, débranche-le du secteur, ouvre le boîtier. Sur un fixe, tu peux même garder les deux disques en parallèle si tu as deux emplacements — pratique pour avoir une copie de secours pendant quelques jours.
  • PC portable : c'est là que ça se complique. Certains modèles ont une trappe d'accès facile (4 vis, 2 minutes). D'autres nécessitent de décoller une coque collée, de déclipser des languettes fragiles, voire de traverser tout le portable. Si tu n'as jamais ouvert de portable ou si ton modèle est un Asus Zenbook, un HP Spectre ou un Lenovo à coque collée — ne te lance pas à l'aveugle.

L'ancien disque ? Garde-le. Mis dans un boîtier USB (5 à 15 €), il devient un disque de sauvegarde externe — gratuit et pratique.

Étape 7 : Vérifier le TRIM et les performances du nouveau SSD

Après le clonage, une dernière vérification s'impose pour t'assurer que Windows gère bien ton SSD sur le long terme.

Ouvre l'invite de commandes en administrateur (clic droit sur Démarrer → Terminal Windows Admin) et tape :

fsutil behavior query DisableDeleteNotify

Si la réponse est 0, le TRIM est actif. C'est le bon résultat. Si c'est 1, il est désactivé et ton SSD va se dégrader progressivement. Pour le réactiver :

fsutil behavior set DisableDeleteNotify 0

Le TRIM est la commande qui permet à Windows de signaler au SSD les zones libres, pour qu'il puisse les recycler efficacement. Sans TRIM actif, un SSD peut ralentir significativement au fil du temps. On explique tout ce mécanisme dans notre article sur pourquoi un SSD ralentit et comment l'entretenir.

Les 3 erreurs qui font tout rater

Erreur 1 : Cloner vers un SSD trop petit

Si les partitions du disque source dépassent la capacité du SSD destination, le clonage échoue ou produit un système qui ne démarre pas. Macrium Reflect bloque en général avant de commencer, mais certains logiciels moins prudents tentent quand même. La règle : le SSD doit être au moins aussi grand que l'espace total occupé par toutes les partitions combinées — pas seulement la partition C:.

Erreur 2 : Oublier la partition EFI

Sur les PC modernes en mode UEFI, il existe une petite partition cachée de 100 à 500 Mo (appelée EFI ou ESP) qui contient le chargeur de démarrage. Si elle n'est pas clonée, le PC ne boot pas sur le nouveau SSD. Dans Macrium Reflect, vérifie que toutes les partitions sont cochées dans la liste — ne sélectionne pas seulement C:.

Erreur 3 : Effacer l'ancien disque trop vite

Ne formate ou ne supprime jamais l'ancien disque avant 48 à 72 heures de fonctionnement normal sur le nouveau SSD. Certaines anomalies n'apparaissent qu'après plusieurs redémarrages. L'ancien disque, c'est ton filet de sécurité — garde-le intact jusqu'à être sûr à 100 %.

PC portable vs PC fixe : ce qui change vraiment

Sur un PC fixe, tu peux connecter les deux disques en interne simultanément via deux câbles SATA. Pas besoin d'un boîtier USB : le clonage se fait plus vite, et tu peux laisser les deux disques branchés pendant la phase de test.

Sur un PC portable, il n'y a généralement qu'un seul emplacement disque. La procédure est donc : connecter le nouveau SSD via USB, cloner, tester depuis le BIOS (en bootant sur le SSD USB), puis ouvrir le portable pour faire le remplacement physique. C'est cette dernière étape qui pose problème à la plupart des gens — et à raison. Chaque marque et chaque modèle a ses spécificités. Un Lenovo ThinkPad ? Trappe arrière, 5 minutes. Un HP Pavilion récent ? Coque collée, spatule spéciale, risque de casser les clips si on force.

À l'atelier Technotrement à Digne-les-Bains, on réalise ce type d'intervention régulièrement, sur toutes les marques. On dispose des outils adaptés à chaque modèle et on récupère les données avant toute manipulation.

Et si le PC restait lent même après le passage au SSD ?

Le clonage vers un SSD résout la quasi-totalité des lenteurs liées au disque. Mais si ton PC était lent à cause d'un manque de RAM, d'un malware ou d'un démarrage surchargé de programmes inutiles, le problème sera reproduit à l'identique sur le nouveau disque.

Dans ce cas, notre article sur le démarrage lent Windows : les 5 réglages qui changent tout te donnera des pistes concrètes. Et si tu veux un diagnostic complet, l'atelier peut faire le tour de la question en une visite.

FAQ — Clonage disque SSD à Digne et dans le 04

Peut-on cloner un HDD vers un SSD plus petit ?

Oui, à condition que l'espace réellement utilisé sur le HDD soit inférieur à la capacité du SSD. Si ton disque de 1 To ne contient que 180 Go de données, un SSD de 250 Go convient parfaitement. Macrium Reflect te guidera pour redimensionner les partitions automatiquement. En revanche, si les partitions sources dépassent la taille du SSD cible, le logiciel bloquera l'opération — c'est une protection.

Le clonage préserve-t-il la licence Windows et les logiciels installés ?

Oui. Le clonage copie l'intégralité du système tel quel, y compris les activations. Windows reste activé sur le nouveau SSD sans aucune manipulation supplémentaire — Microsoft le reconnaît via le compte associé ou le matériel. Les logiciels installés fonctionnent aussi normalement. Seule exception rare : certains logiciels très stricts qui vérifient le numéro de série du matériel peuvent demander une réactivation (certaines suites Adobe ou logiciels de comptabilité spécialisés). C'est minoritaire et gérable.

Que faire si le PC ne démarre pas sur le nouveau SSD après le clonage ?

Première vérification : l'ordre de démarrage dans le BIOS. Le nouveau SSD doit être en première position. Si c'est déjà le cas et que ça ne démarre toujours pas, le problème vient probablement d'une partition EFI non copiée ou d'une incompatibilité MBR/GPT. Rebranche l'ancien disque en priorité pour retrouver un système fonctionnel, puis diagnostique avant de relancer le clonage. Si tu es bloqué à ce stade, appelle-nous — c'est le genre de problème qu'on résout rapidement à l'atelier de Digne.

Combien ça coûte de faire cloner son disque à l'atelier Technotrement ?

Le tarif dépend du type de PC (portable ou fixe), du volume de données et du modèle de SSD choisi. Appelle-nous au 06 50 81 05 81 pour un devis rapide. On peut aussi te conseiller sur le SSD à acheter selon ton modèle de PC et ton usage — pas question de te vendre quelque chose de surdimensionné. L'atelier est ouvert du lundi au vendredi de 14h à 18h à Digne-les-Bains, et on intervient aussi sur les communes du 04 aux alentours.

Atelier Digne-les-Bains

Tu préfères qu'on s'en charge ? On s'occupe du clonage à l'atelier.

Lun→Ven 14h–18h • Digne-les-Bains • 06 50 81 05 81